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Langage clair, FALC… et si on essayait enfin de se faire comprendre ?

15 janvier 2021
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Introduction
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Se faire comprendre, parler simple, atteindre ses objectifs. C’est bien tout l’enjeu des éléments de langage qui nous entourent sans même que nous ne nous en apercevions vraiment. Des éléments qui dictent les prises de parole, avec des mots choisis qui doivent faire mouche. Le langage clair « préfère » les mots courts souvent plus concrets et plus simples, Facile A Lire et A Comprendre. Voyons ce qui se cache derrière ces termes.

Se faire comprendre : c'est là tout l'enjeu d'une bonne stratégie éditoriale ! C’est tout particulièrement vrai dans cette période de crise sanitaire. Dernier exemple en date mis en valeur par la presse : le gouvernement ne dit plus « déconfinement ». Pourquoi ? Parce que ce mot n’est pas compris ? Parce qu’il induit un comportement inapproprié ? Parce qu’il a mis en avant l’échec et la venue de la nouvelle vague ?

Hand with marker writing the word You Have a Voice

Une chose est sûre, il ne répondrait plus à l’enjeu majeur : se faire comprendre du plus grand nombre.

Telle est la question qui nous intéresse ici et pour laquelle nous interrogeons des tendances éditoriales le FALC et le langage clair – qui mettent toutes deux en avant cette ambition d’être compris de tous. Et ce, quel que soit son niveau de langue. Certes ce ne sont pas des petits nouveaux, mais ils sont remis au goût du jour. 

Le FALC, c’est quoi ? pour qui ? comment ?

Le « Facile À Lire et à Comprendre » ou FALC est une version simplifiée d'un texte qui permet d'être comprise par les personnes déficientes intellectuelles. Promu depuis 2009 par l'Europe, le concept est « fastoche for all » ou en anglais « easy to read ». L’objectif premier est de proposer plus d’autonomie pour :

  • Trouver l’information,
  • La comprendre,
  • L’évaluer,
  • L’appliquer.


En d’autres termes, le FALC doit améliorer la littératie — c’est-à-dire « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités », selon la définition de l’OCDE.

Les publics visés (ils sont finalement nombreux) sont les personnes illettrées, les personnes en situation de handicap mental, audio, visuel, les personnes handicapées sociales ou encore les personnes âgées et les enfants.

les bénéfices du langage clair

Concrètement, il s’agit d’appliquer une méthode et certaines règles précises. Comme choisir des mots simples et toujours utiliser le même mot pour la même chose, se servir d’exemples mais jamais de métaphores, éviter les pronoms ou les abréviations, accompagner le texte d’éléments visuels didactiques (illustrations simples, pictos…). Et surtout des phrases courtes avec une ponctuation simple.

 

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Le langage clair, c’est quoi ? pour qui ? comment ?

Quatre Français sur dix déclarent être confrontés au quotidien à des écrits qu’ils ne comprennent pas ou mal (étude Occurrence / Avec des mots).

Face à ce constat, une réponse possible : utiliser dans ses communications le langage clair ou « plain langage » en anglais. Qu’est-ce que c’est exactement ? Il s’agit d’un niveau de langue équivalent au niveau B1 de l’échelle européenne Cambridge qui classe les niveaux de maitrise des langues de A1 (le plus bas) à C2 (le plus expert). Le niveau B1 est compris par 80 % des personnes.
L’objectif du langage clair est donc de viser une compréhension intuitive et immédiate.

Les outils de cette compréhension :

  • Des phrases courtes (1 idée = 1 phrase),
  • Un vocabulaire accessible (de la vie de tous les jours, intuitifs),
  • Des formes actives,
  • Des textes découpés et structurés (petits paragraphes, puces…).


Finalement, il s’agit d’appliquer une « hygiène » éditoriale qui peut être résumée par ce schéma :


5piliersLangageClair

 

Pour rappel, en 2016, le gouvernement français, via le Ministère de la culture, avait fait une tentative de mise en avant du langage clair. Mais cette (belle) initiative a été vite abandonnée …
Car telle est bien la difficulté d’une telle démarche : non pas décider de la mettre en place mais la tenir dans le temps…

logo-langage-simple

Langage clair versus FALC : une bataille pour le meilleur ? ou pour des meilleurs écrits ?

Alors que penser de ces deux approches ? Doit-on les opposer ? Que faut-il utiliser préconiser ? Quand ? Comment ? Pour qui ?

Ici, c’est encore de bon sens qu’il va s’agir. Il est important de prendre en compte les besoins et usages de nos cibles et les objectifs de communication à appréhender !

Le FALC, est plus contraignant. Pour qu’il atteigne ses objectifs de compréhension pour le plus grand nombre, il doit être clairement pris en main et donc passe par une formation ad-hoc.
Un rédacteur, même à l’aise avec sa plume, doit remettre à plat son savoir et ses compétences professionnelles.

Le langage clair, quant à lui, est plus intuitif. Il s’agit simplement d’employer un langage de tous les jours en se plaçant du côté du lecteur, de l’usager, du citoyen. Il remet « l’église au milieu du village » et prône la clarté, le bon ordonnancement des arguments, des mots et de la syntaxe utilisée.
Il s’agit donc de quelques règles éditoriales de base qui, vous l’aurez remarqué, sont 100 % compatible avec les pratiques SEO. Il peut être utilisé partout – pour tout type de contenu et de cible. Bien sûr il peut nécessiter une petite formation afin de bien se familiariser avec ses principes. Mais son appropriation peut être immédiate et intuitive.

Finalement, on pourrait dire qu’on doit réussir à utiliser intuitivement le langage clair à destination de tous – mais qu’on doit apprendre à traduire un texte en FALC pour un public cible précis.

C’est pourquoi, concernant « lequel utiliser » et « quand », il est nécessaire de se poser une série de questions pour valider la pertinence d’une écriture FALC :

  • À qui je m’adresse, quelle est ma cible ?
  • Quel est son contexte de consultation ? (print, digital, packaging, document officiel, etc.)
  • Quel est mon objectif ?
  • Quelle est l’information primordiale à faire passer ?
  • Quelle est l’application finale visée ?

 

Nous vous avons présenté rapidement ces méthodes de rédaction. Rapportées au digital, les règles en sont les mêmes. Il est nécessaire de se poser les mêmes questions, et de, surtout les appliquer dès le travail de conception, sur les titres et les titrailles des pages. Confrontées au règles SEO, elles vont permettre d’architecturer et de rythmer la lecture des contenus. Toutes ces mesures et du bon sens, ne feront que nous-vous aider à nous/vous faire comprendre, pour le meilleur !

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Publié par
Marie-Claire Vilcoq
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